Le learning by doing, ou apprentissage par la pratique, consiste à apprendre en réalisant soi-même une tâche plutôt qu’en écoutant un exposé. Appliqué à la formation digitale, il place l’utilisateur en situation réelle ou simulée dans ses outils, avec un guidage au moment précis où il en a besoin.
L’essentiel
- Le learning by doing repose sur l’action : on apprend en faisant, puis en analysant ce qu’on a fait.
- Il s’appuie sur le cycle de Kolb : expérience, observation, conceptualisation, expérimentation.
- La « pyramide de l’apprentissage » et ses pourcentages ne sont pas validés scientifiquement, mais les études sur l’apprentissage actif confirment l’intérêt de la pratique.
- En formation aux logiciels, il se met en œuvre par la simulation (K-STUDIO) et le guidage dans l’application (K-NOW).
Qu’est-ce que le Learning by Doing ?
Learning by Doing, ou l'apprentissage par la pratique, repose sur un principe fondamental : on apprend mieux en faisant qu’en écoutant. Cette approche pédagogique, associée au philosophe John Dewey puis formalisée par David Kolb, mise sur l’expérimentation et l’action pour faciliter l’ancrage des connaissances.
Plutôt que de transmettre passivement des informations via des supports classiques (présentations PowerPoint, formations descendantes), on met les apprenants en situation concrète, dans leur environnement de travail, pour apprendre en expérimentant directement les tâches à réaliser.
C’est un apprentissage immersif, actif et contextualisé, qui s’inscrit parfaitement dans les nouvelles exigences de la formation digitale.
Le cycle de Kolb : comment on apprend par l’expérience
Le psychologue David Kolb a formalisé, en 1984, le mécanisme qui rend l’apprentissage par la pratique efficace. Selon lui, on apprend en enchaînant quatre temps, en boucle :
- Expérience concrète : l’apprenant réalise la tâche (saisir une commande, valider une note de frais).
- Observation réfléchie : il constate ce qui a marché ou non, idéalement avec un retour immédiat.
- Conceptualisation : il en tire une règle (« ce champ conditionne la suite du workflow »).
- Expérimentation active : il applique cette règle sur un nouveau cas, ce qui relance le cycle.
Faire ne suffit donc pas : sans retour ni prise de recul, la pratique reste une répétition. C’est pourquoi un bon dispositif de learning by doing combine action, feedback et occasions de réessayer. Ce principe rejoint celui de l’apprentissage organisationnel, appliqué cette fois à l’échelle de l’entreprise.
Pourquoi le Learning by Doing est-il plus efficace ?
1. Meilleure rétention des connaissances
La pyramide de l’apprentissage, inspirée du « cône de l’expérience » d’Edgar Dale, illustre une idée simple : plus on est actif, mieux on retient. Faire soi-même ancre davantage les connaissances que lire ou écouter. En sollicitant la mémoire procédurale et les émotions liées à l’action, le Learning by Doing permet une assimilation plus profonde et durable.
2. Engagement des utilisateurs renforcé
En devenant acteurs de leur propre apprentissage, les utilisateurs développent un sentiment de contrôle et d’autonomie. Ils apprennent à leur rythme, selon leur niveau et leurs besoins spécifiques. Cette approche stimule la motivation intrinsèque, souvent absente des formats traditionnels.
3. Gain de temps et efficacité opérationnelle
Apprendre en situation réelle permet une montée en compétence immédiate. Les apprenants passent directement de la théorie à la pratique, sans perte de temps liée à la transposition des connaissances.
4. Formation personnalisée et évolutive
Grâce aux technologies modernes, le Learning by Doing s’appuie sur des parcours interactifs, intelligents et adaptés à chaque utilisateur. Il est possible de proposer des contenus en fonction du rôle, de l’expérience ou du contexte métier.
Un levier stratégique pour la transformation digitale
La réussite d’un projet de transformation digitale repose autant sur la technologie que sur l’adoption par les utilisateurs. Or, une part importante des échecs de projets IT tient à une adoption insuffisante des outils par leurs utilisateurs. Le Learning by Doing permet de surmonter ce frein majeur.
En accompagnant l’utilisateur au moment où il en a besoin, dans l’application même qu’il utilise, cette méthode renforce l’appropriation des outils digitaux et diminue les résistances au changement.
Les limites du learning by doing et comment les éviter
L’apprentissage par la pratique n’est pas une solution universelle. Trois écueils reviennent souvent :
- Le risque d’erreur en production : apprendre directement dans l’outil réel peut créer des données erronées. La simulation permet de s’exercer sans conséquence avant le passage en production.
- L’absence de cadre : laisser l’utilisateur « se débrouiller » produit des habitudes de contournement. La pratique doit être guidée, au moins au début.
- Le manque de bases théoriques : pour des sujets réglementaires ou complexes, un apport de connaissances préalable reste nécessaire. Le learning by doing complète alors la formation, il ne la remplace pas.
Le modèle 70-20-10, popularisé par le Center for Creative Leadership, résume cet équilibre : l’essentiel des apprentissages professionnels viendrait de l’expérience, le reste des échanges et de la formation formelle. Ses proportions sont indicatives, mais elles rappellent qu’une formation classique isolée laisse souvent des logiciels sous-utilisés.
Comment mettre en place le learning by doing en entreprise
- Identifier les tâches critiques : les processus fréquents, à fort enjeu ou générateurs de tickets au support.
- Créer des simulations de ces tâches pour un entraînement sans risque avant le déploiement.
- Guider dans l’application au moment de l’usage réel, avec des pas-à-pas et des aides contextuelles.
- Donner un retour immédiat : validation des étapes, messages d’erreur explicites, quiz courts.
- Mesurer et ajuster : taux de réussite des parcours, erreurs de saisie, sollicitations du support (voir les KPI d’adoption d’un logiciel).
Comment Knowmore facilite le Learning by Doing
Chez Knowmore, cette philosophie est au cœur de nos solutions d’adoption digitale. Nous avons conçu des outils pensés pour former, assister et guider les utilisateurs dans leurs usages quotidiens, en contexte réel.
K-now : la plateforme d’adoption digitale en action
K-NOW est une Digital Adoption Platform (DAP) qui permet d’accompagner l’utilisateur directement dans ses applications métiers (SIRH, PLM, ERP, CRM, SI achat…). Grâce à des guides interactifs, des infobulles contextualisées et une assistance en temps réel, chaque collaborateur apprend en faisant, à son propre rythme.
Exemple concret :
Un commercial découvre un nouveau CRM ? Pas besoin de suivre une formation d’une heure. K-NOW lui propose un tutoriel intégré qui le guide pas à pas dans la création d’une fiche client. Il apprend tout en réalisant sa tâche réelle.
K-STUDIO : un simulateur de formation aux applications métier
K-STUDIO est un logiciel auteur e-learning conçu pour créer des contenus de formation interactifs et réalistes. Il offre une expérience immersive de formation digitale, où les utilisateurs peuvent se former en toute autonomie dans un environnement simulé, fidèle à leurs applications métier.
Une approche immersive et sans risque
Avec K-STUDIO, les collaborateurs s’exercent directement dans une reproduction fidèle de leurs outils quotidiens, sans aucun risque d’erreur. Cette immersion totale favorise une prise en main intuitive et rapide, essentielle pour renforcer la confiance et l’autonomie des utilisateurs.
Un apprentissage fondé sur l’expérience
Grâce à cette simulation réaliste :
- Les apprenants peuvent manipuler les processus métiers comme s’ils étaient en situation réelle,
- Ils évaluent leurs connaissances à travers des scénarios simulés et des exercices pratiques,
- Ils bénéficient d’un feedback immédiat leur permettant de comprendre leurs erreurs et d’améliorer leurs performances.
En associant pédagogie immersive, évaluation continue et adaptation métier, K-STUDIO transforme la formation aux applications métier en véritable levier d’adoption et de performance opérationnelle.
Quels bénéfices pour l’entreprise ?
Adoption rapide des outils
Avec le Learning by Doing, les utilisateurs prennent en main plus vite leurs logiciels métier. Cela accélère l’adoption des solutions et maximise le retour sur investissement des projets IT.
Réduction des coûts de formation
Plus besoin de sessions en présentiel, de déplacements ou de mobiliser des formateurs. Les parcours sont accessibles à tout moment, dans les outils eux-mêmes.
Mesure de l’efficacité
Grâce aux outils de reporting de K-NOW, les entreprises peuvent suivre l’engagement et les progrès des utilisateurs, identifier les points de blocage et adapter les parcours en temps réel.
Une meilleure expérience collaborateur
Former en douceur, dans un environnement familier, réduit le stress et favorise une meilleure acceptation des changements. L'utilisateur se sent soutenu, valorisé, et non pas submergé.
Conclusion : mettez l’action au service de l’apprentissage
Le monde change. Les outils évoluent. Les méthodes de formation doivent suivre. Avec le Learning by Doing, vous transformez chaque utilisateur en acteur de son développement, et chaque moment d’usage en opportunité d’apprentissage.
C’est en pratiquant que l’on apprend. Et c’est en formant intelligemment que l’on transforme durablement.
Envie de passer à l’action ?
Découvrez comment K-NOW et K-STUDIO peuvent vous aider à créer des expériences de formation immersives et efficaces. Demandez une démonstration personnalisée pour faire de votre transformation digitale un succès humain et technologique.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le learning by doing ?
C’est une méthode d’apprentissage par la pratique : l’apprenant acquiert une compétence en réalisant lui-même la tâche, puis en analysant le résultat, plutôt qu’en recevant passivement des informations.
Qui a inventé le learning by doing ?
L’idée est associée au philosophe américain John Dewey, qui défendait au début du XXe siècle une éducation fondée sur l’expérience. David Kolb l’a ensuite formalisée en 1984 avec son cycle d’apprentissage expérientiel.
La pyramide de l’apprentissage est-elle fiable ?
Non, pas sous sa forme chiffrée. Les pourcentages souvent cités (10 % de ce qu’on lit, 90 % de ce qu’on fait) ne figurent pas dans les travaux d’Edgar Dale et n’ont jamais été démontrés. En revanche, les méta-analyses sur l’apprentissage actif montrent qu’il améliore les résultats par rapport aux cours magistraux.
Quelle différence entre learning by doing et apprentissage expérientiel ?
Les deux notions sont très proches. Le learning by doing insiste sur l’action ; l’apprentissage expérientiel, au sens de Kolb, ajoute explicitement la phase de réflexion et de généralisation qui transforme l’expérience en savoir.
Comment appliquer le learning by doing à la formation aux logiciels ?
En combinant des simulations de l’application pour s’entraîner sans risque et un guidage pas à pas dans l’outil réel au moment de l’usage, avec un suivi des parcours pour repérer les points de blocage.